La signadora ou l'officiante damande à la personne, d'allumer la mèche "a luminella" qui baigne dans de l'huile d'olive, puis de tenir l'assiette pleine d'eau de ses mains, les paumes tournées vers le ciel. Après 3 prières et signes de croix sur l'assiette, la signadora récite l'incantation. Puis elle prélève l'huile à l'aide de son petit doigt et la jette trois fois dans l'assiette. Les gouttes d'huile dans l'eau, selon leur forme et leur déplacement, sont alors sujets à interprétation.L'officiante répètera le même rituel deux fois afin de mettre au jour, une oeil vieux ou vicieux qui aurait pu se cacher lors de la première incantation. Si l'ochju n'est pas enlevé lors de cette dernière incantation, l'officiante pourra répéter le rituel cinq ou sept fois.
Lorsque d'autres signadora sont disponibles, la tradition préfère que l'on change d'incantation et de signadora.
Le rituel respecte une règle importante, le nombre d'assiettes doit toujours être impair. Pour celà, on consultera trois signadora différentes, chacune signera trois fois ou cinq fois.
A l'issu de chaque rituel les sagnadora sont généralement trés fatiguées car elles prenent en elles tous le mal des personnes. Quelquefois, celui ou celle qui se fait signer se sent mal lorsque l'occhju résiste aux prières.
Parfois, l'assiette, l'eau, "A luminella" et l'huile, même s'ils constituent les ingrédients de base de "l'occhju", ne sont pas indispensables à sa pratique. Le fait d'apposer les mains sur la tête de celui ou celle auquel a été transmis le mauvais oeil et la traditionnelle prière, répétée plusieurs à plusieurs reprises, suffisent bien des fois à éloigner le mal.
"L'occhju" s'ordonne parfois aussi, hors la présence de "l'annucchiatu" (victime du mauvais oeil), à condition de fournir à celle qui se signe et prie, (in petto), un effet vestimentaire qui était porté par le souffrant. Et comme dans le cas ennoncé plus haut, trois séances seront nécessaires pour soulager de "l'occhju" celui qui en est atteint.
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