Histoire du drapeau corse à tête de Maure
La tête de Maure, le bandeau blanc sur les yeux, n'apparaît pour la première fois qu'en 1821, sur un sceau du Roi Pierre III dit le grand.
Le drapeau comporte 4 têtes de Maure, entourant une croix. Cet emblème fut utilisé pendant prés d'un siècle, et ce n'est qu'en 1387 que le roi Jean Ier revient au sceau à quatre pals de ces ancêtres. Il fut conservé par ses successeurs tant que dura le royaume d'Aragon.
En 1736, débarquait à Aléria un baron Allemand qui se paraît indûment de titres prestigieux. Ce baron, Théodore de Neuhoff se faisait accompagner dans sa marche triomphale à travers la Corse, d'un portrait où il figurait en tenue d'apparat. Au bas de ce portrait on pouvait apercevoir un blason. Au centre, un écu carré était surmonté d'une couronne royale, elle-même surmontée d'un globe.
A l'intérieur de l'écu, une tête de maure, tournée vers la droite de celui qui la regarde, portant un bandeau sur les yeux, noué derrière la tête. C'est à ce "roi d'opérette" qui ne régna que six mois, que l'on doit la présence de la tête de maure sur le drapeau officiel de la Corse. L'immense popularité de Théodore en Europe, fera que désormais, la tête de maure sera connue de l'Europe entière comme le symbole officiel des armes de la Corse.
C'est avec Pasquale Paoli que le drapeau à tête de maure est devenu l'emblème officiel de la nation Corse. Au début de son "Généralat", Paoli gardera l'emblème choisi en janvier 1735, par les chefs insurgés, dont son père, à la "Cunsulta" de Corte. L'étendard portait l'image de la vierge Marie.



Le Diu vi Salvi Regina est un chant religieux dédié à la Vierge Marie créé par Saint Francesco de Geronimo vers 1675. Il est adopté comme hymne national de la Corse lors d'une consulte tenue à Corte le 30 janvier 1735 au cours de laquelle la nation corse proclame son indépendance et se place sous la protection de la Vierge Marie
L'hymne corse est à l'origine un chant religieux dédié à la Vierge. A la fin du XIe siècle, l'évêque du Puy, Adhémar de Monteil écrit, en latin, le Salve Regina. Il deviendra l'un des chef de la première Croisade. Il meurt à Antioche en 1098. A la fin du XVIIe siècle, le jésuite Francesco de Geronimo, originaire de Grottaglie (province de Tarente) s'occupait des plus démunis des quartiers mal famés de Naples. Il désirait leur offrir une version du Salve Regina qui puisse être comprise par tous. Ce n'est pas exactement une traduction du texte latin.
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