Au XIXème siècle et jusqu'à la première moitié du XXème, la Corse sans aucune ressource industrielle, et avec une agriculture retardataire sur celle du continent, subit une grosse crise économique. Ceci provoque le départ d'une partie de la population Corse.
Le 11 novembre 1942, un corps d'armée italien débarque à Bastia et à Bonifacio : la Corse est occupée et massivement : un occupant pour deux habitants ou presque ; aussitôt la résistance s'organise. Moins d'un an plus tard, le 1er septembre 1943, l'Italie capitule et signe un armistice avec les forces alliées ; « le 9 septembre 1943, le Front national s'empare du pouvoir en Corse, installe un Conseil de préfecture à Ajaccio où Henri Maillot brise rageusement le portrait de Pétain qui orne le bureau du préfet et le remplace par une photo de De Gaulle ». Début octobre, Bastia est évacuée par les dernières troupes allemandes : l'île est entièrement libérée … les Français du continent devront patienter plus d'un an encore.
En 1943, premier département libéré, la Corse s'est vaillamment défendue face aux troupes de l'Axe. Mais au début des années 60, les insulaires entament une autre résistance: celle qu'ils entendent mener en leur propre nom, et pour leur île. En 1975, des violences à Aléria contre une cave tenus par un propriétaire pied-noir, opposent les autonomistes, conduits par Edmond Siméoni, aux forces de l'ordre. Cet incident sera suivi par le développement et la radicalisation des tendances autonomistes et indépendantistes.
En 1982, dans le cadre de loi sur la décentralisation, un nouveau statut érige la Corse en Région. La première assemblée régionale Corse est élue au suffrage universel. En 1991 l'île devient une collectivité territoriale, et possède un statut particulier.
Paul Silvani retrace précisément l'historique, mal connu en métropole, d'un fait d'armes remarquable qui, par ailleurs, conforta et sans doute accéléra les préparatifs du débarquement allié en Provence (août 1944) ; il souligne, à l'occasion, le peu d'empressement des grandes puissances à seconder les efforts des patriotes corses et met en lumière, les divergences de vue entre Giraud, plus prompt à s'engager, et De Gaulle.
Il dresse en regard une série de portraits attachants des grandes figures qui ont porté le mouvement : Fred Scaramoni, Jean Nicoli, Arthur Giovoni, Paulin Colonna d'Istria, François Vittori, Dominique Lucchini que ses amis appelaient Ribellu, Antoine Ceccaldi, …
Une fois la liberté reconquise, la Corse attire les visites : De Gaulle à plusieurs reprises, les généraux Juin (dont la mère était originaire d'Ucciani) et Patton, Churchill … et Joséphine Baker. Paul Silvani évoque encore le bref séjour d'Antoine de Saint-Exupéry, dont l'escadrille était basée à Borgo ; c'est l'occasion, pour l'auteur, de suggérer une belle hypothèse concernant l'issue, jamais élucidée, du dernier vol de Saint-Ex.
En savoir plus sur le site Résistance-corse.asso.fr
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