En 1553 le royaume de France convoite la Corse, ou le peuple ne supporte plus l'emprise
génoise.
Une révolution se prépare et est sur le point d'éclater avec à sa tête Sampiero Corso allié aux
Français et aux Turques.
Après quelques semaines, devant une infériorité numérique; les
Génois rendent Bastia, Corte, Ajaccio qui ouvrira ses portes à Sampiero, la Corse est peu à peu reconquise.
Les chefs Français devant ce bilan flatteur, ne pouvaient que se réjouir, car à l'exception de Calvi et Bonifacio, les
Génois n'avaient opposé qu'une faible résistance.
De très nombreux Corses vinrent s'enrôler et se rallier à Sampiero
Gênes sous le commandement du vieil amiral Andréa Doria et avec l'aide de l'Espagne et de la Toscane, prépare une contre-attaque. A la tête de la plus puissante armée que Gênes n'est jamais mise en ligne
la Corse, ville après ville, capitule. La guerre de Corse se transforme peu à peu en guerre d'usure et s'enlise. La Corse n'intéresse plus la cour de France que comme monnaie d'échange dans les négociations
avec l'Espagne. Des négociations tenues à Vaucelle le 5 février 1556, naîtra une trêve de 5 ans. Bien qu'Henri II ait proposé à Gênes de lui restituer la Corse, l'île continuera
d'être occupée et administrée par la France jusqu'en 1559.
Sampiero revient en Corse et redonne confiance à ses compatriotes qui l'avaient cru mort. Conformément aux accords de Vaucelle, les
Génois reprirent possession de certaines places fortes, Français et Corses occupent tous le reste de l'île.
Pendant ce temps Giordano Orsini, alors général des troupes Françaises et Corses, s'enrichit en s'attirant la confiance du peuple Corse, en promettant l'implication de la couronne Française dans la cause insulaire. Les troupes Corses et Françaises ne sont pas payées
car Orsini empoche les soldes. Sampiero en opposition avec Giordano Orsini, craignant même pour sa vie, repart pour la France.
L'enthousiasme des Corses
diminue alors et Sampiero lui-même est discuté. Une fois de plus, le destin de la Corse sera décidé ailleurs, de même qu'on ne lui avait pas demandé son avis pour l'envahir en Août 1553, on ne la consultera pas pour
l'abandonner en Avril 1559.
On en vint donc à la signature d'un traité critiqué de part et d'autre, le traité de
Cateau-Cambrésis, signé le 3 Avril 1559 et par lequel la Corse est rendue à Gênes. En 1755, Pasquale Paoli
Pascal Paoli organise la révolte contre la domination
Génoise. En 1768 Gênes cède ses droits à la France. Un an plus tard, Pascal Paoli, vaincu, doit quitter
l'île de Beauté. En 1789, la Corse est proclamée partie intégrante de la France. En 1793, Pascal Paoli poursuit la résistance, appuyé par l'Angleterre, mais il est vaincu par Bonaparte.