Les Calanches de Piana

Les calanches de piana


Les Calanches de Piana sont assurément l'un des plus beaux spectacles de la Méditérranée, et on peut dire du monde. Hymne magnifique à la puissance de la nature, les calanques de Piana offrent des vues à couper le souffle sur les golfes de Porto et Girolata.
On connait les écrits de Guy de Maupassant dans ses "Chroniques Insulaires", mais le romancier Pierre Bonardi a su décrire la violence que lui évoquait ce spectacle:

"Rocs de carnage, sursauts de gladiateurs sanglants, une arméé entière avec ses bêtes et ses hommes ruisselant de sang est là, arc-boutée contre la poussée du Monte-Cinto et du Monte Rotondo...".

Ce site à été inscrit par l'UNESCO au pratrimoine mondial de l'humanité.

En corse, une légende raconte que le diable, épris d'une bergère à Piana est devenu furieux par son refus, il pétrifia alors, les hommes venus la secourir. c'est ainsi que naquirent les figures fantasmagoriques qui animent les falaises au sud du Golfe de Porto.
Une autre raconte que le diable, dépité d'avoir vu ses avances refusées par une jeune bergère, mit le feu aux rochers qui, depuis, en ont gardé cette teinte insolite...

 

calanches-de-piana

 

Hymne magnifique à la puissance de la nature, les Calanches de Piana

Les Calanches de Piana ont un relief trés accidenté, torturé même. Traversées d'ombre et de lumière, les Calanches ont inspirées à Guy de Maupassant lors de son voyage en corse en 1880, quelques unes des plus belles pages de son Roman "Une Vie"

 

Piana les calanches

 

"Je m'arrêtai d'abord, stupéfait, devant ces étonnants rochers de granit rose hauts de 400 mètres, étranges, torturés, courbés, rongés par le temps, sanglants sous les derniers feux du crépuscule et prenant toutes les formes comme un peuple fantastique de contes féeriques pétrifié par quelque pouvoir surnaturel.

 

Piana les Calanches

 

J'apperçu alternativement deux moines debout d'une taille gigantesque, un évêque assis crosse en main, mitre en tête, de prodigieuses figures, un lion accroupi au bord de la route, une femme allaitant son enfant et une tête de diable immense, cornue, grimaçante, gardienne, sans doute, de cette foule emprisonnée dans des corps de pierre."

Guy de Maupassant
Chroniques Insulaires